Les Verts maintiennent leur refus de la vidéosurveillance

Les Verts ont participé à la consultation relative au nouveau Règlement de police de la Ville de Bienne et communiquent leur position. La révision totale de l’ancien Règlement de police est favorablement accueillie. Toutefois, les Verts continuent de se prononcer contre l’introduction de la vidéosurveillance dans les espaces publics. Les Verts soutiennent par contre l’obligation d’utiliser de la vaisselle réutilisable et consignée lors de toute manifestation soumise à autorisation sur le domaine public. Les dispositions concernant les heures de repos lors de manifestations en plain air, y compris pour les jardins, terrasses et trottoirs des restaurants, paraissent trop restrictives et doivent être corrigées.

Une révision totale du règlement de police de 1977 s’impose. Le règlement en vigueur n’est plus actuel et ressemble plus à un règlement de maison qu’à un règlement exprimant les besoins des autorités biennoises en matière de police. Les Verts saluent cette révision fondamentale qui apporte aussi de nombreuses améliorations. Ils soulignent en particulier l’exigence d’utiliser de la vaisselle réutilisable et consignée lors de vente de denrées alimentaires pendant des manifestations publiques soumises à autorisation, ce qui représente une intégration légale du postulat de Pablo Donzé (Verts) au Conseil de Ville. De même, les Verts soutiennent expressément l’amélioration de la protection des travailleuses et travailleurs du sexe les défendant contre des atteintes à leur intégrité corporelle et psychique ainsi que contre leur exploitation.

Bien que la vidéosurveillance dans les espaces publics soit traitée restrictivement dans le projet de règlement, les Verts continuent de refuser son introduction. La vidéosurveillance n’empêche pas la réalisation de délits. Son utilité pour sanctionner les actes délictueux est limitée et ses coûts sont excessifs. La vidéosurveillance crée un faux sentiment de sécurité. Au lieu de renforcer lecontrôle social, elle déplace le risque dans des lieux non surveillés par des caméras et elle confie la vigilance à des appareils électroniques. Un sondage à Olten a montré qu’une meilleure présence de la police est clairement préférable à une vidéosurveillance. La ville de Bienne dispose d’unités pour la sécurité, l’intervention et la prévention (SIP) représentant un instrument efficace pour l’amélioration de la sécurité dans les espaces publics.

Les Verts soutiennent la mise à disposition des gens du voyage de places de stationnement, en dérogation à l’interdiction de passer la nuit sur le domaine public. La Ville, en commun avec le Canton, doit s’efforcer d’aménager de telles places et satisfaire ainsi le postulat de Muriel Beck-Kadima (Verts). Les Verts demandent qu’en matière de sécurité la Ville confie avec une très grande retenue des tâches à des tiers. L’interdiction de manifestations en plein air, englobant également les jardins, les terrasses et les trottoirs des restaurants, à partir de 22h00 est trop restrictive. Ce qui est déterminant ne doit pas être l’heure mais l’importance du bruit. Les Verts rejettent toute sanction pénale des parents pour des actes commis par leurs enfants. Il est bien plus efficace d’obliger les parents à aller chercher les jeunes qui ont été arrêtées par la police. Les Verts refusent également l’interdiction de l’affichage sauvage. Il faut d’abord mettre à disposition plus de places d’affichage.

Selon les Verts, quelques termes et situations doivent être mieux décrits et définis. Les termes « espace public » ou « usage conforme à l’affectation du domaine public » présentent des ambiguïtés. De même, les raisons justifiant une interdiction de manifestations sur un terrain privé doivent être mieux précisées, par exemple par « manifestations qui appellent à la violence et à la haine ».

Finalement, les Verts critiquent l’absence de la mention expresse de la réserve du référendum dans les dispositions d’entrée en vigueur.

renseignement:
Urs Scheuss, président, 078 795 91 83

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